Cette étude explore la transformation histologique en carcinome épidermoïde pulmonaire (LUSC) chez les patients atteints d'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) muté EGFR, un mécanisme de résistance sous-estimé. Les analyses multiomiques ont révélé que les patients présentant une transformation ou un phénotype adénosquameux (LUAS) ont une survie globale plus courte sous osimertinib de première ligne. L'inactivation de la voie Rb, notamment par des délétions de CDKN2A/B, est identifiée comme un facteur clé de cette transformation. De plus, une activation de la voie MET a été observée, et l'inhibition combinée d'EGFR et de MET a montré une efficacité dans des modèles précliniques. Ces résultats suggèrent de nouvelles stratégies pour contrer cette forme agressive de résistance.
Semaine
Semaine 2026-W25
5 articles
Cette étude de phase 2 a évalué l'efficacité du pembrolizumab chez 154 patients atteints de cancers rares avancés, des pathologies souvent dépourvues d'options thérapeutiques établies. Les résultats ont montré un taux de réponse objective de 14,8 % et un bénéfice clinique de 26,8 %. L'analyse multimodale a révélé une association entre le bénéfice clinique et des biomarqueurs tels que l'instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H), une charge mutationnelle tumorale élevée (TMB-H) et un score combiné positif (CPS) PD-L1 ≥10. L'étude a également mis en évidence des caractéristiques du microenvironnement immunitaire tumoral, comme une infiltration immunitaire accrue et une activation des lymphocytes T avant traitement, comme des marqueurs prédictifs potentiels.
Cette étude prospective a évalué la valeur clinique de la détection de la mutation BRAF V600E dans le sérum, seule ou en combinaison avec la cytologie par ponction à l'aiguille fine guidée par échographie (US-FNAC), pour le diagnostic préopératoire du carcinome papillaire de la thyroïde (CPT). L'étude a inclus 145 patients présentant des nodules thyroïdiens de petite taille. Les résultats ont montré que la détection sérique de BRAF V600E, bien que comparable à l'US-FNAC en performance globale, était significativement plus sensible pour le microcarcinome papillaire de la thyroïde (micro-CPT). L'intégration des deux méthodes a considérablement amélioré la performance diagnostique globale, suggérant une approche complémentaire pour un diagnostic précoce et une meilleure stratification du risque.
Cette étude compare les caractéristiques cliniques et la survie entre les glioblastomes IDH-sauvages définis moléculairement (MolGBM) et histologiquement (HistGBM). Elle caractérise également les tumeurs astrocytaires de grade inférieur IDH-sauvages sans altérations génomiques définissant le glioblastome. Les MolGBM ont montré une survie globale ajustée plus favorable (HR 0,40) par rapport aux HistGBM, en particulier chez les patients de 60 ans et plus. Ces résultats soulignent l'hétérogénéité clinique et biologique des gliomes diffus IDH-sauvages et l'importance de la caractérisation moléculaire. Les tumeurs astrocytaires IDH-sauvages de grade inférieur sans altérations définissant le glioblastome nécessitent une exploration moléculaire approfondie.
Cette étude rétrospective a exploré l'impact des réarrangements supplémentaires du gène EWSR1 sur les résultats du traitement dans le sarcome d'Ewing. En analysant une base de données génomique nationale (C-CAT) de 90 cas, les chercheurs ont observé que la présence de réarrangements EWSR1 coexistants, au-delà de la fusion primaire EWSR1-ETS, était associée à des taux plus élevés de progression de la maladie sous chimiothérapie de première ligne. Un cas représentatif a illustré une résistance primaire à plusieurs lignes de traitement chez un patient présentant une fusion ETS1-EWSR1 additionnelle, contrairement à une bonne réponse avec une fusion EWSR1-FLI1 isolée. Ces résultats suggèrent que ces réarrangements additionnels pourraient avoir des implications pronostiques importantes et nécessitent une investigation plus approfondie pour optimiser les stratégies thérapeutiques.