Cette étude explore les altérations génétiques supplémentaires dans les cancers gastriques (CG) amplifiés pour MET, qui sont associés à un mauvais pronostic et une réponse limitée aux thérapies ciblées. Les chercheurs ont découvert que l'amplification de MET est fréquemment accompagnée de co-amplifications d'autres oncogènes situés sur le chromosome 7, tels que BRAF, CDK6 et EGFR, dans 54% des cas. Ces co-amplifications se manifestent de manière très hétérogène, tant au sein d'une même tumeur qu'entre différentes tumeurs. Cette hétérogénéité complexe pourrait expliquer les défis diagnostiques et thérapeutiques, la progression subclonale et l'échec des traitements ciblés dans les CG MET-amplifiés.
Gene
BRAF
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Cette étude a développé une plateforme d'oncologie de précision fonctionnelle basée sur des organoïdes et des xénogreffes dérivés de patients atteints de cancer colorectal (CRC) muté BRAFV600E. La plateforme a fidèlement reproduit l'hétérogénéité tumorale et les réponses aux traitements. Les chercheurs ont découvert que les mutations de RNF43 prédisent une sensibilité accrue à la combinaison encorafenib-cétuximab et augmentent l'immunogénicité tumorale. Ces résultats fournissent une base mécanistique pour combiner les thérapies ciblées et l'immunothérapie dans ce sous-type agressif de CRC.
Cette étude prospective a évalué la valeur clinique de la détection de la mutation BRAF V600E dans le sérum, seule ou en combinaison avec la cytologie par ponction à l'aiguille fine guidée par échographie (US-FNAC), pour le diagnostic préopératoire du carcinome papillaire de la thyroïde (CPT). L'étude a inclus 145 patients présentant des nodules thyroïdiens de petite taille. Les résultats ont montré que la détection sérique de BRAF V600E, bien que comparable à l'US-FNAC en performance globale, était significativement plus sensible pour le microcarcinome papillaire de la thyroïde (micro-CPT). L'intégration des deux méthodes a considérablement amélioré la performance diagnostique globale, suggérant une approche complémentaire pour un diagnostic précoce et une meilleure stratification du risque.
Cette étude rétrospective a analysé huit cas d'hyperplasie pneumocytaire micronodulaire multifocale (MMPH) associée à la sclérose tubéreuse de Bourneville (TSC), une lésion pulmonaire bénigne rare. Les patients présentaient souvent des nodules pulmonaires en verre dépoli au scanner et des manifestations cliniques de TSC. Un défi diagnostique majeur a été identifié, car les biopsies peropératoires étaient fréquemment confondues avec un adénocarcinome pulmonaire précoce. L'analyse génétique par NGS a révélé des mutations des gènes TSC1 ou TSC2 chez la majorité des patients, confirmant le lien avec la TSC. Le pronostic était favorable pour tous les patients suivis.
Cette étude évalue l'utilité des vésicules extracellulaires (VE) urinaires comme source de biopsie liquide pour le cancer colorectal (CCR). Les VE urinaires ont démontré une pureté et une qualité d'ADN supérieures par rapport aux échantillons plasmatiques et urinaires acellulaires. La détection de mutations RAS/BRAF dans l'ADN des VE urinaires après chirurgie curative a permis d'identifier la maladie résiduelle minimale (MRD). La positivité à la MRD était fortement associée à un risque de récidive accru et à une survie globale inférieure. Ces résultats suggèrent que l'ADN des VE urinaires est un outil prometteur pour le suivi postopératoire et la stratification du risque chez les patients atteints de CCR.
Cette étude rétrospective a analysé 120 cas d'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) avec épanchements séreux malins (MSE) pour caractériser leurs aspects clinicopathologiques, moléculaires et pronostiques. Les épanchements pleuraux étaient les plus fréquents, mais l'atteinte péricardique était associée à la survie globale la plus courte. Le profilage moléculaire a révélé des mutations de TP53 et des altérations actionnables dans des gènes comme EGFR, KRAS, BRAF, ALK et ROS1. La négativité de NKX2-1 (TTF-1) et l'absence d'altérations actionnables étaient des facteurs pronostiques indépendants défavorables, la double négativité NKX2-1/CD274 (PD-L1) définissant le sous-groupe à plus mauvais pronostic. Les régimes basés sur l'immunothérapie et les inhibiteurs de tyrosine kinase ont montré des bénéfices variables sur la survie.