Index des tumeurs

Tumor

Adénocarcinome pulmonaire

9 articles

Lung cancer (Amsterdam, Netherlands)19 juin 2026

Cette étude explore l'identification de l'origine pulmonaire dans les cancers de primitif inconnu (CPI) en utilisant une approche simplifiée. Les chercheurs ont découvert que la présence de mutations de SMARCA4, combinée à un historique de tabagisme, est fortement associée aux CPI d'origine pulmonaire (CPI-Poumon). Cette combinaison offre une probabilité de 76% d'une origine pulmonaire, même en l'absence d'atteinte pulmonaire détectable. Cette méthode pourrait servir de substitut au séquençage du génome entier (WGS) pour orienter les traitements spécifiques à l'organe.

Medicine24 juil. 2026

Cette étude rétrospective a évalué l'efficacité et les facteurs pronostiques du traitement de première ligne par bevacizumab associé à la chimiothérapie chez des patients âgés (≥65 ans) atteints d'adénocarcinome pulmonaire avancé sans altération génique conductrice. Sur 169 patients inclus, le groupe traité par bevacizumab a montré une survie globale médiane de 47 mois et une survie sans progression médiane de 24 mois. L'analyse multivariée a identifié le bevacizumab comme un facteur pronostique indépendant favorable pour la survie sans progression et la survie globale. Des biomarqueurs liés à l'inflammation, à la nutrition et à la charge tumorale ont également été associés au pronostic.

Signal transduction and targeted therapy24 juil. 2026

Cette étude a exploré les mécanismes et les cibles thérapeutiques des métastases à distance dans l'adénocarcinome pulmonaire (LUAD), en se concentrant sur l'organotropisme. En intégrant le profilage spatial numérique (DSP), l'immunofluorescence multiplex (mIF) et des données cliniques, les chercheurs ont développé des modèles de forêt aléatoire prédisant avec une grande précision les métastases spécifiques à des organes comme le cerveau, le foie, la glande surrénale et les os. Des signatures d'expression génique spécifiques aux compartiments tumoraux, immunitaires et stromaux ont été identifiées, telles que FKBP1A pour le cerveau et MOCOS pour le foie. L'étude a également mis en évidence des processus biologiques distincts et des facteurs pronostiques liés à la survie après métastase, offrant de nouveaux biomarqueurs et cibles thérapeutiques.

PeerJ17 juin 2026

Cette étude identifie ERO1A comme un nouveau biomarqueur prometteur pour l'adénocarcinome pulmonaire de stade précoce (esLUAD). Une expression élevée de ERO1A est associée à un pronostic défavorable, mais paradoxalement, elle est également liée à un microenvironnement tumoral immunitaire activé. Les tumeurs avec des niveaux élevés de ERO1A montrent une meilleure réponse aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Ce biomarqueur pourrait ainsi aider à stratifier les patients et à guider les décisions thérapeutiques péri-opératoires.

Science translational medicine17 juin 2026

Cette étude explore la transformation histologique en carcinome épidermoïde pulmonaire (LUSC) chez les patients atteints d'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) muté EGFR, un mécanisme de résistance sous-estimé. Les analyses multiomiques ont révélé que les patients présentant une transformation ou un phénotype adénosquameux (LUAS) ont une survie globale plus courte sous osimertinib de première ligne. L'inactivation de la voie Rb, notamment par des délétions de CDKN2A/B, est identifiée comme un facteur clé de cette transformation. De plus, une activation de la voie MET a été observée, et l'inhibition combinée d'EGFR et de MET a montré une efficacité dans des modèles précliniques. Ces résultats suggèrent de nouvelles stratégies pour contrer cette forme agressive de résistance.

Zhonghua bing li xue za zhi = Chinese journal of pathology08 juin 2026

Cette étude rétrospective a analysé huit cas d'hyperplasie pneumocytaire micronodulaire multifocale (MMPH) associée à la sclérose tubéreuse de Bourneville (TSC), une lésion pulmonaire bénigne rare. Les patients présentaient souvent des nodules pulmonaires en verre dépoli au scanner et des manifestations cliniques de TSC. Un défi diagnostique majeur a été identifié, car les biopsies peropératoires étaient fréquemment confondues avec un adénocarcinome pulmonaire précoce. L'analyse génétique par NGS a révélé des mutations des gènes TSC1 ou TSC2 chez la majorité des patients, confirmant le lien avec la TSC. Le pronostic était favorable pour tous les patients suivis.

Cancer reports (Hoboken, N.J.)01 juin 2026

Cette étude prospective a évalué le profilage de l'expression génique de sept gènes (EGFR, FGFR2, PIK3CA, PTEN, SMAD4, STK11, TP53) dans l'ARN libre circulant (cfRNA) de condensats d'air expiré (EBC) chez des patients atteints d'adénocarcinome pulmonaire avancé. Les résultats ont montré que PIK3CA présentait la meilleure performance diagnostique pour distinguer les patients des contrôles sains. Une expression élevée de FGFR2 et PIK3CA était associée à une survie globale plus courte, indiquant leur pertinence pronostique. L'expression d'EGFR a montré une forte corrélation entre l'EBC et le plasma, et une faible expression d'EGFR était liée à une survie plus longue chez les patients recevant une chimiothérapie seule. Cette approche non invasive par EBC offre un potentiel pour la caractérisation moléculaire et la stratification des patients.

Cancer cytopathology01 juin 2026

Cette étude rétrospective a analysé 120 cas d'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) avec épanchements séreux malins (MSE) pour caractériser leurs aspects clinicopathologiques, moléculaires et pronostiques. Les épanchements pleuraux étaient les plus fréquents, mais l'atteinte péricardique était associée à la survie globale la plus courte. Le profilage moléculaire a révélé des mutations de TP53 et des altérations actionnables dans des gènes comme EGFR, KRAS, BRAF, ALK et ROS1. La négativité de NKX2-1 (TTF-1) et l'absence d'altérations actionnables étaient des facteurs pronostiques indépendants défavorables, la double négativité NKX2-1/CD274 (PD-L1) définissant le sous-groupe à plus mauvais pronostic. Les régimes basés sur l'immunothérapie et les inhibiteurs de tyrosine kinase ont montré des bénéfices variables sur la survie.

eLife26 mai 2026

Cette étude a caractérisé l'architecture moléculaire du microenvironnement tumoral (TME) dans l'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) porteur de mutations somatiques BRCA1/2, en utilisant le séquençage unicellulaire et des données multi-omiques. Les mutations BRCA1/2 sont associées à une instabilité génomique accrue et un pronostic défavorable, mais prédisent de meilleurs résultats cliniques avec les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICB). Les mutations BRCA1 sont liées à une signature IFN de type I/IFN-γ et à l'activation des lymphocytes T CD8+, tandis que les mutations BRCA2 sont associées à des réponses inflammatoires et à une présentation antigénique MHC-II améliorée, influençant la différenciation des lymphocytes T CD4+. L'étude a également identifié des sous-ensembles de lymphocytes T à mémoire résidents tissulaires (Trm) comme prédicteurs de la réponse aux ICB et a montré qu'un programme pro-cancéreux activé par BRCA1 est sensible aux inhibiteurs d'histone désacétylase.