Index des tumeurs

Tumor

Mélanome

5 articles

JCO precision oncology06 juil. 2026

Cette étude en vie réelle a analysé le paysage génomique des mutations GNAQ et GNA11 chez 5 416 patients atteints de tumeurs solides métastatiques. Elle a révélé que ces mutations, bien que connues dans le mélanome uvéal, sont également présentes dans d'autres cancers comme le colorectal, le mélanome et le gastrique. Un sous-groupe immunogène, caractérisé par des mutations non-hotspot et une TMB élevée ou une MSI élevée, a été identifié et associé à un bénéfice potentiel des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les mutations hotspot canoniques, en revanche, étaient prédominantes dans les tumeurs à faible TMB/MSS. Ces résultats soulignent l'importance de différencier les mutations driver des mutations "bystander" pour guider les stratégies thérapeutiques.

Bioinformatics (Oxford, England)02 juil. 2026

Un nouveau cadre d'apprentissage automatique, FFixR, a été développé pour surmonter les défis de la détection des mutations somatiques à partir de données de séquençage d'ARN (RNA-seq) issues de tissus fixés au formol et inclus en paraffine (FFPE). Ces tissus sont sujets à des artefacts qui faussent l'identification des variants. FFixR filtre efficacement ces mutations artéfactuelles sans nécessiter d'échantillons normaux appariés. L'outil a démontré une capacité à éliminer jusqu'à 98 % des artefacts tout en conservant une bonne sensibilité pour les variants réels. Il permet ainsi une analyse plus fiable des échantillons FFPE archivés, élargissant leur potentiel pour la recherche et les applications cliniques.

Canadian journal of ophthalmology. Journal canadien d'ophtalmologie23 févr. 2026

Cette étude rétrospective a utilisé le séquençage de nouvelle génération ciblé pour identifier des variants génétiques ayant une valeur pronostique dans le mélanome uvéal. Les mutations des gènes BAP1, CHEK2 et DICER1 ont été associées de manière indépendante à un pronostic plus défavorable et à un risque métastatique accru. De plus, les mutations de BAP1 et LRP1B ont été liées à une histologie épithélioïde/mixte, tandis que la mutation de SF3B1 était associée à une morphologie à cellules fusiformes. Ces découvertes suggèrent que le profilage mutationnel pourrait améliorer la stratification du risque et le suivi des patients.

Human pathology12 mars 2026

Cette étude évalue l'impact du séquençage de nouvelle génération (NGS) sur le diagnostic des tumeurs mélanocytaires inactivées par BAP1 (BIMT), qui présentent souvent une atypie morphologique rendant leur classification difficile. Une enquête menée auprès de dermatopathologistes a montré que l'intégration des résultats NGS améliorait significativement la précision diagnostique et la concordance interobservateur. Des altérations génomiques spécifiques, telles que des variants pathogènes de TERT-p, CDKN2A, PTEN et l'amplification de MYC, ont été associées aux cas malins. Ces résultats suggèrent que le NGS pourrait affiner le diagnostic des mélanomes, ce qui est crucial pour l'accès aux thérapies ciblées.

Irish medical journal21 mai 2026

Cette étude rétrospective a évalué l'efficacité et la sécurité de l'immunothérapie néoadjuvante chez 24 patients atteints de mélanome localement avancé résécable. Le traitement comprenait majoritairement du pembrolizumab en monothérapie ou une combinaison d'ipilimumab et de nivolumab. Un taux de réponse pathologique complète (pCR) de 16,7% et de réponse pathologique partielle (pPR) de 33,3% a été observé. Les mutations de NRAS au codon 61 étaient présentes chez 42% des patients, avec 50% d'entre eux atteignant une pPR. La toxicité, notamment la colite avec la thérapie combinée, a été un défi clinique notable.