Cette étude explore les biomarqueurs prédictifs de la réponse aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) dans le carcinome urothélial métastatique. Les chercheurs ont identifié que les patients répondant aux ICI présentaient une charge mutationnelle tumorale (TMB) plus élevée et des mutations enrichies dans des gènes comme PIK3CA. Des études fonctionnelles in vitro et in vivo ont démontré que les mutations de PIK3CA augmentent l'immunogénicité tumorale en activant l'axe IRF1-NLRC5-MHC-I, améliorant ainsi la présentation des antigènes et la réponse cytotoxique des lymphocytes T CD8+. Ces résultats suggèrent que la mutation de PIK3CA pourrait servir de biomarqueur pour prédire la sensibilité aux ICI et représente un nouveau mécanisme de modulation immunitaire.
Tumor
Cancer colorectal
13 articles
Cette étude en vie réelle a analysé le paysage génomique des mutations GNAQ et GNA11 chez 5 416 patients atteints de tumeurs solides métastatiques. Elle a révélé que ces mutations, bien que connues dans le mélanome uvéal, sont également présentes dans d'autres cancers comme le colorectal, le mélanome et le gastrique. Un sous-groupe immunogène, caractérisé par des mutations non-hotspot et une TMB élevée ou une MSI élevée, a été identifié et associé à un bénéfice potentiel des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les mutations hotspot canoniques, en revanche, étaient prédominantes dans les tumeurs à faible TMB/MSS. Ces résultats soulignent l'importance de différencier les mutations driver des mutations "bystander" pour guider les stratégies thérapeutiques.
L'étude COSMOS-CRC a évalué la performance diagnostique d'un test sanguin basé sur l'ADN libre circulant (cfDNA) pour la détection du cancer colorectal (CRC) et des lésions précancéreuses avancées (APL). Ce test multimodal a été appliqué à 451 patients atteints de CRC ou d'APL confirmés histologiquement. Il a démontré une sensibilité globale de 87,9% pour le CRC, avec 71,2% pour le stade I et 97,4% pour les stades II-IV. Pour les patients atteints de CRC de stade T1, le test a détecté 100% des métastases ganglionnaires (LNM). Les résultats suggèrent que ce test pourrait améliorer la stratification du risque et réduire les chirurgies radicales inutiles pour le CRC T1.
Cette étude a développé une plateforme d'oncologie de précision fonctionnelle basée sur des organoïdes et des xénogreffes dérivés de patients atteints de cancer colorectal (CRC) muté BRAFV600E. La plateforme a fidèlement reproduit l'hétérogénéité tumorale et les réponses aux traitements. Les chercheurs ont découvert que les mutations de RNF43 prédisent une sensibilité accrue à la combinaison encorafenib-cétuximab et augmentent l'immunogénicité tumorale. Ces résultats fournissent une base mécanistique pour combiner les thérapies ciblées et l'immunothérapie dans ce sous-type agressif de CRC.
Cette analyse groupée de deux essais cliniques de phase II, MEDITREME et METIMMOX, a évalué l'efficacité de la chimio-immunothérapie de première ligne chez des patients atteints d'un cancer colorectal métastatique stable des microsatellites (MSS). Les résultats ont montré une amélioration significative de la survie globale médiane dans le groupe chimio-immunothérapie par rapport à la chimiothérapie seule. De plus, des taux de réponse complète plus élevés ont été observés avec la combinaison. L'étude suggère également que l'infiltration basale de lymphocytes T CD8+ pourrait servir de biomarqueur prédictif pour identifier les patients susceptibles de bénéficier de cette approche thérapeutique.
Cette étude prospective observationnelle a évalué l'utilité de l'ADN tumoral circulant (ADNtc) pour le profilage mutationnel et le suivi dynamique chez 33 patients atteints de cancer colorectal métastatique sous chimiothérapie palliative. L'ADNtc a été détecté chez la majorité des patients au départ, révélant des mutations fréquentes dans APC, TP53, KRAS et PIK3CA. Une bonne concordance a été observée entre les profils d'ADNtc plasmatique et les données tissulaires. L'analyse longitudinale a montré l'émergence de mutations acquises, notamment des mutations RAS sous thérapie anti-EGFR, et a corrélé des niveaux élevés d'ADNtc avec une survie globale plus courte. Ces résultats soulignent le potentiel de l'ADNtc pour guider les stratégies de traitement personnalisées et surveiller la résistance.
Cette étude évalue l'utilité des vésicules extracellulaires (VE) urinaires comme source de biopsie liquide pour le cancer colorectal (CCR). Les VE urinaires ont démontré une pureté et une qualité d'ADN supérieures par rapport aux échantillons plasmatiques et urinaires acellulaires. La détection de mutations RAS/BRAF dans l'ADN des VE urinaires après chirurgie curative a permis d'identifier la maladie résiduelle minimale (MRD). La positivité à la MRD était fortement associée à un risque de récidive accru et à une survie globale inférieure. Ces résultats suggèrent que l'ADN des VE urinaires est un outil prometteur pour le suivi postopératoire et la stratification du risque chez les patients atteints de CCR.
Cette étude a comparé l'efficacité des méthodes de conversion de l'ADN par bisulfite et enzymatique pour l'analyse de la méthylation, en se concentrant sur des biomarqueurs du cancer colorectal (CCR). Les chercheurs ont quantifié les niveaux de méthylation de BCAT1, IKZF1 et SEPTIN9 dans des tissus tumoraux et normaux appariés de 24 patients atteints de CCR. Les résultats ont montré que la conversion par bisulfite entraînait des niveaux de méthylation significativement plus élevés pour IKZF1 et SEPTIN9 dans les tissus tumoraux par rapport à la conversion enzymatique. Cette surestimation potentielle par la méthode bisulfite pourrait avoir des implications sur la spécificité des biomarqueurs de méthylation.
Cette étude a développé une nouvelle classification immunitaire pour le cancer colorectal (CCR) basée sur une analyse multi-omique intégrative. En utilisant des profils d'expression génique, de mutation et de méthylation de deux grandes cohortes de CCR, trois clusters distincts (MotifCC) ont été identifiés, chacun avec des caractéristiques moléculaires et immunitaires uniques. Le Cluster1, caractérisé par une forte activation de la voie WNT, présentait le pire pronostic et un microenvironnement tumoral pro-tumoral, suggérant un bénéfice d'une combinaison d'immunothérapie et de traitement ciblant WNT. Le Cluster2, avec une faible infiltration immunitaire et une glycolyse élevée, pourrait répondre aux inhibiteurs du métabolisme, tandis que le Cluster3, avec une méthylation génique élevée, une charge mutationnelle tumorale élevée et une instabilité microsatellitaire, montrait une meilleure réponse à l'immunothérapie. Cette classification permet de mieux comprendre l'hétérogénéité du CCR et d'adapter les stratégies d'immunothérapie.
Cette étude a analysé la prévalence et les caractéristiques des mutations germinales chez 1094 patients chinois atteints de cancer colorectal (CCR) à l'aide d'un panel de 53 gènes. Des mutations pathogènes/probablement pathogènes (P/LP) ont été identifiées chez 9,3 % des patients, les gènes de réparation des mésappariements (MMR) étant les plus fréquemment affectés. Les patients chinois présentaient des fréquences plus faibles de mutations MUTYH et APC, mais des taux plus élevés de mutations MMR par rapport aux populations occidentales. Les porteurs de mutations P/LP germinales avaient une meilleure survie sans progression, et une proportion significative de ces porteurs n'avait pas d'antécédents familiaux ou était diagnostiquée après 65 ans. Ces résultats soulignent la nécessité de stratégies de dépistage génétique et de dépistage adaptées à la population asiatique.
Cette étude révèle que les inhibiteurs de MEK1/2, ciblant la voie Ras-MAPK, entraînent une perte de la protéine AXIN1 dans les lignées cellulaires et les organoïdes dérivés de patients atteints de cancer colorectal. Contrairement aux inhibiteurs de GSK3, cette perte n'est pas due à une modification de la stabilité ou des modifications post-traductionnelles d'AXIN1, ni à une réduction significative de ses transcrits. Les analyses ont montré que les inhibiteurs de MEK1/2 réduisent la synthèse protéique globale via une voie associée à mTOR, un effet qui est suffisant pour provoquer la perte d'AXIN1. Le traitement concomitant avec des inhibiteurs de tankyrase peut partiellement prévenir cette perte d'AXIN1.
Cette méta-analyse évalue l'efficacité et la sécurité des immunothérapies en monothérapie ou en combinaison pour le cancer colorectal métastatique (CCRm) avec déficience du système de réparation des mésappariements de l'ADN (dMMR) ou instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H). La monothérapie anti-PD-1/PD-L1 a significativement amélioré le taux de réponse objective (ORR) par rapport à la chimiothérapie, avec un profil de sécurité favorable. L'immunothérapie combinée (nivolumab plus ipilimumab) a montré un ORR supérieur à la monothérapie, mais au prix d'une toxicité accrue. Les bénéfices en termes de survie sans progression (PFS) et de survie globale (OS) n'étaient pas toujours statistiquement significatifs et variaient entre les études.
Cette étude a développé un modèle pronostique pour le cancer colorectal (CCR) en utilisant 101 algorithmes d'apprentissage automatique basés sur des gènes liés à l'immunité. En analysant les données de patients atteints de CCR, le modèle de régression Ridge a montré la meilleure performance, générant un score de risque (IRGRS) significativement associé à une survie plus faible. L'IRGRS s'est avéré être un facteur pronostique indépendant et a corrélé avec l'infiltration des cellules immunitaires et l'activité stromale. Ce score pourrait également prédire la réponse aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire et la sensibilité à certaines chimiothérapies.