Index des tumeurs

Tumor

Cancer bronchique non à petites cellules

9 articles

Cancer discovery01 juil. 2026

Les résultats de l'étude LIBRETTO-432 démontrent que le selpercatinib adjuvant améliore significativement la survie sans événement chez les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) à un stade précoce et porteurs d'une fusion RET. Cette découverte positionne le selpercatinib comme un nouveau standard de soins pour cette maladie rare. Cependant, des défis subsistent concernant l'identification des patients éligibles et l'accès au dépistage des fusions RET.

Annals of oncology : official journal of the European Society for Medical Oncology14 mars 2026

La perte homozygote de MTAP est fréquemment observée dans les cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) présentant des altérations oncogéniques, notamment EGFR, ALK et RET. Bien que cette perte n'ait pas montré d'impact significatif sur la réponse aux thérapies ciblées de première ligne, elle crée une vulnérabilité sélective aux inhibiteurs de PRMT5. Des études précliniques ont démontré que l'inhibiteur de PRMT5 BMS-986504 est actif dans les modèles CPNPC avec perte de MTAP et peut améliorer l'efficacité des thérapies ciblées existantes. Ces résultats suggèrent une nouvelle stratégie thérapeutique combinée pour les patients atteints de CPNPC avec perte de MTAP.

Annals of oncology : official journal of the European Society for Medical Oncology02 mars 2026

L'étude de phase II ORCHARD a évalué l'efficacité et la sécurité de l'association d'osimertinib et de datopotamab deruxtecan (Dato-DXd) chez des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé, porteur de mutations de l'EGFR, ayant progressé sous osimertinib en première ligne. Deux dosages de Dato-DXd (4 mg/kg et 6 mg/kg) ont été testés. Les résultats ont montré un bénéfice clinique pour les deux cohortes, avec des taux de réponse objective (ORR) de 43% et 36% respectivement. La survie sans progression (PFS) médiane était de 9,5 mois pour la dose de 4 mg/kg et de 11,7 mois pour 6 mg/kg, tandis que la survie globale (OS) médiane atteignait 19,8 mois et 26,2 mois. Bien que la dose de 6 mg/kg ait été associée à une toxicité plus élevée, elle était gérable et est suggérée comme dose de départ préférée compte tenu du profil bénéfice-risque global.

Cancer discovery01 juin 2026

L'étude prospective multicentrique ELIOS a caractérisé les mécanismes de résistance acquise à l'osimertinib de première ligne chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé muté EGFR. En analysant des biopsies tumorales appariées avant traitement et après progression, l'étude a identifié des altérations fréquentes telles que l'amplification de MET, les délétions de CDKN2A/CDKN2B et MTAP, ainsi que la mutation EGFR C797S. Une analyse protéogénomique a également révélé une expression élevée de TROP2, indépendamment des altérations génétiques. Les résultats soulignent la nature hétérogène de la résistance et l'intérêt complémentaire des biopsies tissulaires et liquides pour la détection des altérations. Cette étude met en évidence la nécessité de stratégies thérapeutiques ciblant plusieurs voies de résistance.

Pathology10 mars 2026

Cette étude a modélisé la rentabilité de différentes stratégies de tests génomiques pour les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé en Australie. Elle a comparé des combinaisons de méthodes de prélèvement (biopsie tissulaire, biopsie liquide) et de tests moléculaires (panel unique, petit ou grand panel). Les résultats indiquent que les stratégies utilisant de grands panels génomiques, bien que plus coûteuses, offrent les meilleurs gains en années de vie ajustées par la qualité (QALYs). L'analyse a conclu que ces approches de tests génomiques complets sont potentiellement rentables, malgré un impact budgétaire significatif pour le système de santé.

Thoracic cancer01 juin 2026

Cette étude rétrospective monocentrique a évalué l'utilité clinique du profilage génomique complet (PGC) chez 108 patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé ou récurrent, après la fin des traitements standards. Le PGC a permis de détecter des aberrations génétiques "druggable" chez 37% des patients, les mutations de l'EGFR étant les plus fréquentes. Des mécanismes de résistance ont été identifiés chez près de la moitié des patients re-biopsiés après une thérapie ciblée. Bien qu'une thérapie basée sur le PGC ait été recommandée pour 35,2% des patients, seulement 16,6% l'ont reçue, montrant une tendance à une survie globale prolongée pour ceux-ci. L'étude conclut que le PGC peut identifier des mutations actionnables manquées par les diagnostics conventionnels, offrant ainsi des opportunités thérapeutiques supplémentaires dans le CPNPC.

Cancer reports (Hoboken, N.J.)01 juin 2026

Cette étude prospective a évalué le profilage de l'expression génique de sept gènes (EGFR, FGFR2, PIK3CA, PTEN, SMAD4, STK11, TP53) dans l'ARN libre circulant (cfRNA) de condensats d'air expiré (EBC) chez des patients atteints d'adénocarcinome pulmonaire avancé. Les résultats ont montré que PIK3CA présentait la meilleure performance diagnostique pour distinguer les patients des contrôles sains. Une expression élevée de FGFR2 et PIK3CA était associée à une survie globale plus courte, indiquant leur pertinence pronostique. L'expression d'EGFR a montré une forte corrélation entre l'EBC et le plasma, et une faible expression d'EGFR était liée à une survie plus longue chez les patients recevant une chimiothérapie seule. Cette approche non invasive par EBC offre un potentiel pour la caractérisation moléculaire et la stratification des patients.

Cancer01 juin 2026

Cette étude observationnelle rétrospective, menée à partir du registre italien ATLAS, a évalué l'efficacité et la sécurité de l'amivantamab chez 119 patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé porteur de mutations par insertion dans l'exon 20 de l'EGFR. La majorité des patients avaient déjà reçu une chimiothérapie à base de platine, avec ou sans immunothérapie. L'amivantamab, administré en monothérapie dans les lignes ultérieures, a montré un taux de réponse objective de 37,5%, une survie médiane sans progression de 9,6 mois et une survie globale médiane de 16,9 mois. Le profil de sécurité était gérable, avec des événements indésirables liés au traitement de grade 3-4 chez 10,9% des patients, confirmant les données de l'essai CHRYSALIS dans une population réelle lourdement prétraitée.

eLife26 mai 2026

Cette étude a caractérisé l'architecture moléculaire du microenvironnement tumoral (TME) dans l'adénocarcinome pulmonaire (LUAD) porteur de mutations somatiques BRCA1/2, en utilisant le séquençage unicellulaire et des données multi-omiques. Les mutations BRCA1/2 sont associées à une instabilité génomique accrue et un pronostic défavorable, mais prédisent de meilleurs résultats cliniques avec les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICB). Les mutations BRCA1 sont liées à une signature IFN de type I/IFN-γ et à l'activation des lymphocytes T CD8+, tandis que les mutations BRCA2 sont associées à des réponses inflammatoires et à une présentation antigénique MHC-II améliorée, influençant la différenciation des lymphocytes T CD4+. L'étude a également identifié des sous-ensembles de lymphocytes T à mémoire résidents tissulaires (Trm) comme prédicteurs de la réponse aux ICB et a montré qu'un programme pro-cancéreux activé par BRCA1 est sensible aux inhibiteurs d'histone désacétylase.