Semaine

Semaine 2026-W29

25 articles

Annals of medicine17 juil. 2026

Cette étude a développé et évalué une plateforme optimisée de xénogreffes dérivées de patients (PDX) par transplantation intramusculaire pour le cancer gastrique. Le modèle a démontré un taux de greffe élevé de 71,7%, surpassant les méthodes conventionnelles. Les chercheurs ont utilisé le séquençage d'exome entier pour identifier des mutations pilotes divergentes entre les tumeurs à croissance rapide et lente. Les résultats suggèrent que la sélection de la chimiothérapie guidée par PDX est associée à une meilleure survie sans progression, et que les profils de mutations pilotes peuvent servir de biomarqueurs pronostiques.

Nature communications16 juil. 2026

Cette étude a mené une analyse multi-omique intégrée sur une cohorte de 48 patients atteints de cancer de la vessie pour explorer les mécanismes moléculaires de la progression de la maladie. Les chercheurs ont découvert des insertions somatiques fréquentes et actives de LINE-1 (L1) qui se produisent tôt dans le développement du cancer. Ces insertions L1 sont liées à des réarrangements génomiques en aval, à une instabilité chromosomique et à une augmentation des variants structurels et de l'ADN extrachromosomique (ecDNA). L'étude suggère que la rétrotransposition de L1 déclenche l'instabilité génomique et une réponse de mimétisme viral.

Einstein (Sao Paulo, Brazil)10 juil. 2026

Cette étude décrit la validation analytique de l'essai Illumina TruSight Oncology 500 (TSO500) dans un laboratoire clinique certifié CAP au Brésil. Elle présente également les résultats réels du profilage génomique complet (CGP) effectué sur 454 patients atteints de tumeurs solides. L'étude a mis en évidence le paysage génomique des tumeurs, incluant la détection de fusions géniques, certaines étant inédites. Les performances analytiques de l'essai ont été évaluées, montrant une spécificité et une valeur prédictive positive élevées. Les auteurs concluent que le TSO500 fournit des informations essentielles pour le diagnostic, le pronostic et les décisions thérapeutiques en oncologie.

Endocrine15 juil. 2026

Cette étude japonaise en vie réelle a exploré le profilage génomique complet et la charge mutationnelle tumorale (TMB) dans le carcinome parathyroïdien, une tumeur endocrine rare. Sur 25 patients, 28% présentaient une TMB élevée (≥ 10 mut/Mb), avec des altérations fréquentes dans les gènes CDC73, TP53 et MEN1. Des altérations de POLE et une instabilité microsatellitaire (MSI-high) ont également été identifiées dans certains cas. Ces résultats soulignent l'hétérogénéité moléculaire de cette maladie et l'intérêt du profilage génomique pour identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

PloS one10 juil. 2026

Cette étude in silico a exploré les différences d'expression génique entre les cancers du côlon droit (CCR) et gauche (CCG) en utilisant la base de données TCGA-COAD, afin de mieux comprendre leurs caractéristiques moléculaires et cliniques distinctes. Les chercheurs ont identifié des gènes dont l'expression est liée à l'âge et au sexe, tels que TG, INSL5, EREG, AIRE, HOXB8 et FLT3. Des expressions élevées d'AIRE et de LEP, ainsi qu'une faible expression d'EREG, ont été corrélées à une survie plus courte dans des sous-groupes spécifiques de patients atteints de CCR. Ces trois gènes, impliqués dans la voie EGFR, sont suggérés comme ayant une importance prédictive et pronostique pour les thérapies anti-EGFR.

Journal for immunotherapy of cancer07 juil. 2026

Cette étude explore les biomarqueurs prédictifs de la réponse aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) dans le carcinome urothélial métastatique. Les chercheurs ont identifié que les patients répondant aux ICI présentaient une charge mutationnelle tumorale (TMB) plus élevée et des mutations enrichies dans des gènes comme PIK3CA. Des études fonctionnelles in vitro et in vivo ont démontré que les mutations de PIK3CA augmentent l'immunogénicité tumorale en activant l'axe IRF1-NLRC5-MHC-I, améliorant ainsi la présentation des antigènes et la réponse cytotoxique des lymphocytes T CD8+. Ces résultats suggèrent que la mutation de PIK3CA pourrait servir de biomarqueur pour prédire la sensibilité aux ICI et représente un nouveau mécanisme de modulation immunitaire.

Briefings in bioinformatics03 juil. 2026

La gestion de l'hétérogénéité tumorale, particulièrement dans les cancers métastatiques, représente un défi majeur. Cet article présente SOPA (Single-Omic Pathway Analysis) et SIMPA (Single-sample Integrated Multiomics Pathway Analysis), deux pipelines bioinformatiques conçus pour l'analyse différentielle supervisée des voies moléculaires au niveau d'échantillons uniques. Ces outils comparent le profil moléculaire de chaque échantillon à un ensemble de contrôles prédéfinis. Ils se sont montrés plus efficaces que les méthodes existantes pour identifier des perturbations spécifiques à un échantillon et des sous-groupes tumoraux distincts, notamment en termes d'activité immunitaire et métabolique, avec des implications pour la survie des patients.

Japanese journal of clinical oncology06 juil. 2026

Cette étude a analysé le paysage mutationnel du gène TP53 dans le carcinome épidermoïde oral (OSCC) et son association avec la survie des patients. En utilisant le séquençage de nouvelle génération sur 124 échantillons, des mutations pathogènes de TP53 ont été identifiées chez 65% des patients, avec 75 profils de variants différents. Les patients porteurs de ces mutations présentaient une survie spécifique au cancer significativement plus courte, particulièrement ceux atteints de maladies de stade avancé (III/IV). Les mutations tronquantes ou d'épissage étaient associées à un pronostic encore plus défavorable. Ces résultats soulignent l'importance d'une classification moléculaire basée sur TP53 pour le développement de nouvelles stratégies de précision contre l'OSCC.

The journal of pathology. Clinical research01 juil. 2026

Cette étude explore les altérations génétiques supplémentaires dans les cancers gastriques (CG) amplifiés pour MET, qui sont associés à un mauvais pronostic et une réponse limitée aux thérapies ciblées. Les chercheurs ont découvert que l'amplification de MET est fréquemment accompagnée de co-amplifications d'autres oncogènes situés sur le chromosome 7, tels que BRAF, CDK6 et EGFR, dans 54% des cas. Ces co-amplifications se manifestent de manière très hétérogène, tant au sein d'une même tumeur qu'entre différentes tumeurs. Cette hétérogénéité complexe pourrait expliquer les défis diagnostiques et thérapeutiques, la progression subclonale et l'échec des traitements ciblés dans les CG MET-amplifiés.

Bioinformatics (Oxford, England)01 juil. 2026

Cette étude présente MOCDT, un cadre bioinformatique innovant pour la détection multi-cancer et la classification de l'origine tissulaire à partir de l'ADN libre circulant (ADNlc). MOCDT utilise une approche en deux étapes : d'abord une détection du cancer à haute spécificité, suivie d'une classification conditionnelle de l'origine tissulaire. Le modèle intègre un auto-encodeur multi-modal supervisé avec un réseau de similarité patient et un réseau de convolution graphique pour l'apprentissage relationnel. Appliqué à une cohorte incluant des contrôles sains et huit types de cancer, MOCDT a démontré une spécificité de 95,74 % et une sensibilité de 96,22 % pour la détection du cancer, ainsi qu'une précision Top1 de 75,2 % et Top3 de 91,06 % pour la classification de l'origine tissulaire.

JCO precision oncology06 juil. 2026

Cette étude en vie réelle a analysé le paysage génomique des mutations GNAQ et GNA11 chez 5 416 patients atteints de tumeurs solides métastatiques. Elle a révélé que ces mutations, bien que connues dans le mélanome uvéal, sont également présentes dans d'autres cancers comme le colorectal, le mélanome et le gastrique. Un sous-groupe immunogène, caractérisé par des mutations non-hotspot et une TMB élevée ou une MSI élevée, a été identifié et associé à un bénéfice potentiel des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les mutations hotspot canoniques, en revanche, étaient prédominantes dans les tumeurs à faible TMB/MSS. Ces résultats soulignent l'importance de différencier les mutations driver des mutations "bystander" pour guider les stratégies thérapeutiques.

JCO precision oncology06 juil. 2026

Cette étude évalue la rentabilité du test ProMisE (Proactive Molecular Risk Classifier for Endometrial Cancer) pour guider le traitement initial des cancers de l'endomètre avancés ou récurrents de stade III/IV. En utilisant un modèle de décision et de survie, les chercheurs ont comparé les coûts et les résultats à vie avec et sans test moléculaire. Les résultats montrent que le test ProMisE est coût-efficace du point de vue du payeur, avec un ratio coût-efficacité incrémental de 66 321 USD par année de vie ajustée par la qualité (QALY) gagnée, bien en dessous du seuil de 150 000 USD. Du point de vue sociétal, le test ProMisE a même entraîné des coûts inférieurs et des QALYs supérieurs. Cette approche personnalisée est jugée cliniquement pertinente et de grande valeur.

Bioinformatics (Oxford, England)02 juil. 2026

Un nouveau cadre d'apprentissage automatique, FFixR, a été développé pour surmonter les défis de la détection des mutations somatiques à partir de données de séquençage d'ARN (RNA-seq) issues de tissus fixés au formol et inclus en paraffine (FFPE). Ces tissus sont sujets à des artefacts qui faussent l'identification des variants. FFixR filtre efficacement ces mutations artéfactuelles sans nécessiter d'échantillons normaux appariés. L'outil a démontré une capacité à éliminer jusqu'à 98 % des artefacts tout en conservant une bonne sensibilité pour les variants réels. Il permet ainsi une analyse plus fiable des échantillons FFPE archivés, élargissant leur potentiel pour la recherche et les applications cliniques.

Genes, chromosomes & cancer01 juil. 2026

Cette étude propose une méthode innovante et économique pour détecter les fusions géniques dans les tumeurs osseuses et des tissus mous, notamment les sarcomes. Le protocole combine un panel de capture personnalisé avec le séquençage Nanopore et la synthèse de sondes basée sur TEQUILA. Il a été validé sur 24 échantillons, y compris des tissus FFPE, montrant une détection fiable des fusions et une quantification de l'expression génique concordante avec les méthodes de séquençage court. Cette approche promet d'améliorer l'accessibilité du diagnostic moléculaire pour les cancers rares grâce à sa flexibilité et son coût réduit.

Journal of neuro-oncology02 juil. 2026

Cette étude rétrospective a analysé les caractéristiques cliniques, chirurgicales et moléculaires de 52 patients adultes atteints de gliome diffus de la ligne médiane (DMG) altéré par H3 K27 et traités par résection chirurgicale. La survie globale médiane était de 17,8 mois. Le profilage génomique a révélé une prédominance de mutations H3F3A, souvent associées à des mutations TP53, ainsi qu'un enrichissement significatif de mutations dans la voie RTK/RAS/PI3K, impliquant NF1, FGFR1 et PIK3CA. La radiothérapie adjuvante postopératoire combinée au témozolomide a été identifiée comme le seul facteur protecteur indépendant pour la survie globale. Bien que la résection maximale sûre soit jugée essentielle, les thérapies ciblées n'ont pas atteint une signification statistique indépendante.

Human cell01 juil. 2026

Cette étude explore la dynamique des cellules tumorales circulantes (CTC) chez 18 patients atteints de tumeurs solides avancées KRASG12C traités par glecirasib, un inhibiteur de KRASG12C. Les chercheurs ont observé une évolution des sous-types de CTC (épithéliales, mésenchymateuses, mixtes) au cours du traitement, notamment une augmentation des CTC mixtes à la progression. Les niveaux de CTC de base et leur évolution ont été corrélés à la survie sans progression et à la survie globale. De plus, l'ajout d'une radiothérapie locale chez les patients avec plus d'une CTC à la progression a montré un bénéfice significatif en termes de survie.

JCO precision oncology01 juil. 2026

Cette étude internationale visait à identifier des biomarqueurs pronostiques génétiques chez des patients atteints de neuroblastome de risque intermédiaire, âgés de plus de 18 mois, sans amplification de MYCN, avec des tumeurs localisées non résécables ou de stade 3 et une histologie défavorable, qui présentent des pronostics inférieurs. Les chercheurs ont analysé les altérations du nombre de copies chromosomiques, le séquençage ADN de nouvelle génération, les mécanismes de maintien des télomères et l'expression génique. Les résultats ont montré que les amplifications d'oncogènes, les altérations de la voie p53 et les aberrations chromosomiques segmentaires typiques (tSCA) sont des marqueurs pronostiques indépendants associés à une survie sans événement et une survie globale significativement réduites. Ces découvertes suggèrent que ces patients pourraient bénéficier de traitements intensifiés ou alternatifs.

JCO precision oncology01 juil. 2026

L'étude COSMOS-CRC a évalué la performance diagnostique d'un test sanguin basé sur l'ADN libre circulant (cfDNA) pour la détection du cancer colorectal (CRC) et des lésions précancéreuses avancées (APL). Ce test multimodal a été appliqué à 451 patients atteints de CRC ou d'APL confirmés histologiquement. Il a démontré une sensibilité globale de 87,9% pour le CRC, avec 71,2% pour le stade I et 97,4% pour les stades II-IV. Pour les patients atteints de CRC de stade T1, le test a détecté 100% des métastases ganglionnaires (LNM). Les résultats suggèrent que ce test pourrait améliorer la stratification du risque et réduire les chirurgies radicales inutiles pour le CRC T1.

Cancer discovery01 juil. 2026

Les résultats de l'étude LIBRETTO-432 démontrent que le selpercatinib adjuvant améliore significativement la survie sans événement chez les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) à un stade précoce et porteurs d'une fusion RET. Cette découverte positionne le selpercatinib comme un nouveau standard de soins pour cette maladie rare. Cependant, des défis subsistent concernant l'identification des patients éligibles et l'accès au dépistage des fusions RET.

The journal of pathology. Clinical research01 juil. 2026

Cette étude a examiné l'expression de la pan-TRK et les altérations des gènes NTRK dans les méningiomes. Les résultats montrent que l'expression de la pan-TRK est fréquente dans ces tumeurs, particulièrement dans les grades élevés et celles présentant une forte activité proliférative. Bien que l'immunohistochimie pan-TRK puisse aider à distinguer les méningiomes d'autres tumeurs du système nerveux central, les altérations géniques de NTRK sont rares. Une confirmation par des méthodes moléculaires est donc indispensable pour identifier les patients éligibles aux thérapies ciblées anti-TRK.

The Journal of clinical investigation19 mai 2026

Une nouvelle étude a développé un biomarqueur non invasif, le score de diversité des motifs régionaux (rMDS), basé sur le séquençage du génome entier de l'ADN libre circulant (ADNlc) plasmatique. Ce biomarqueur prédit la réponse à l'immunothérapie chez les patients atteints de carcinome épidermoïde de la tête et du cou (HNSCC). Le rMDS a montré une performance supérieure aux métriques existantes pour distinguer les répondeurs des non-répondeurs au pembrolizumab. Les changements longitudinaux du rMDS sont associés à des régions génomiques liées à l'immunité et à la kératinisation, suggérant un lien avec la biologie des télomères. Un classificateur basé sur le rMDS a atteint une AUC élevée (0,89-0,99) et a été associé à une meilleure survie sans maladie.

Annals of oncology : official journal of the European Society for Medical Oncology14 mars 2026

La perte homozygote de MTAP est fréquemment observée dans les cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) présentant des altérations oncogéniques, notamment EGFR, ALK et RET. Bien que cette perte n'ait pas montré d'impact significatif sur la réponse aux thérapies ciblées de première ligne, elle crée une vulnérabilité sélective aux inhibiteurs de PRMT5. Des études précliniques ont démontré que l'inhibiteur de PRMT5 BMS-986504 est actif dans les modèles CPNPC avec perte de MTAP et peut améliorer l'efficacité des thérapies ciblées existantes. Ces résultats suggèrent une nouvelle stratégie thérapeutique combinée pour les patients atteints de CPNPC avec perte de MTAP.

The Journal of molecular diagnostics : JMD22 avr. 2026

L'article présente OLIVE, un cadre d'aide à la décision basé sur un grand modèle de langage (LLM) contraint par des règles, conçu pour l'interprétation des variants somatiques en oncologie clinique. Ce système intègre la biologie spécifique des gènes, le contexte tumoral et diverses sources de preuves pour classer les variants. Évalué sur 200 cas cliniques de séquençage de nouvelle génération, OLIVE a démontré une concordance moyenne de 97,5 % avec les classifications historiques du laboratoire. Les discordances observées étaient principalement dues à l'ambiguïté interprétative ou à l'évolution des preuves, plutôt qu'à une instabilité du modèle, et ont été jugées également valides par des experts. Ces résultats suggèrent qu'OLIVE peut soutenir de manière reproductible l'interprétation experte des variants somatiques dans un environnement clinique réel.

Drug resistance updates : reviews and commentaries in antimicrobial and anticancer chemotherapy21 mai 2026

Cette étude a développé une plateforme d'oncologie de précision fonctionnelle basée sur des organoïdes et des xénogreffes dérivés de patients atteints de cancer colorectal (CRC) muté BRAFV600E. La plateforme a fidèlement reproduit l'hétérogénéité tumorale et les réponses aux traitements. Les chercheurs ont découvert que les mutations de RNF43 prédisent une sensibilité accrue à la combinaison encorafenib-cétuximab et augmentent l'immunogénicité tumorale. Ces résultats fournissent une base mécanistique pour combiner les thérapies ciblées et l'immunothérapie dans ce sous-type agressif de CRC.

Clinical and translational medicine01 juil. 2026

Cette étude a établi une biobanque de 29 cultures cellulaires dérivées de patients atteints de sarcome, représentant 11 sous-types de sarcomes. L'objectif était de créer des modèles précliniques fidèles à la biologie tumorale pour mieux comprendre l'hétérogénéité de la maladie et identifier de nouvelles vulnérabilités thérapeutiques. Une caractérisation multi-omique (génomique, transcriptomique, protéomique) et des criblages fonctionnels de médicaments ont été réalisés. Les résultats ont révélé une hétérogénéité significative et des altérations récurrentes, soulignant l'importance des modèles fonctionnels pour la recherche translationnelle sur les sarcomes.