Cette étude prospective observationnelle a évalué l'utilité de l'ADN tumoral circulant (ADNtc) pour le profilage mutationnel et le suivi dynamique chez 33 patients atteints de cancer colorectal métastatique sous chimiothérapie palliative. L'ADNtc a été détecté chez la majorité des patients au départ, révélant des mutations fréquentes dans APC, TP53, KRAS et PIK3CA. Une bonne concordance a été observée entre les profils d'ADNtc plasmatique et les données tissulaires. L'analyse longitudinale a montré l'émergence de mutations acquises, notamment des mutations RAS sous thérapie anti-EGFR, et a corrélé des niveaux élevés d'ADNtc avec une survie globale plus courte. Ces résultats soulignent le potentiel de l'ADNtc pour guider les stratégies de traitement personnalisées et surveiller la résistance.
Semaine
Semaine 2026-W24
22 articles
L'étude de phase III COSMIC-313 a évalué l'ajout de cabozantinib au nivolumab et à l'ipilimumab chez des patients atteints de carcinome rénal avancé non traité. Les résultats finaux ont confirmé un bénéfice significatif en survie sans progression (PFS) pour la triple association (16,6 mois vs 11,2 mois pour le doublet). Cependant, aucune amélioration significative de la survie globale (OS) n'a été observée. Des analyses exploratoires de biomarqueurs suggèrent que les patients présentant des niveaux élevés de macrophages de type M2 pourraient bénéficier d'une amélioration de la PFS et de l'OS avec la triple thérapie.
L'étude de phase II ORCHARD a évalué l'efficacité et la sécurité de l'association d'osimertinib et de datopotamab deruxtecan (Dato-DXd) chez des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé, porteur de mutations de l'EGFR, ayant progressé sous osimertinib en première ligne. Deux dosages de Dato-DXd (4 mg/kg et 6 mg/kg) ont été testés. Les résultats ont montré un bénéfice clinique pour les deux cohortes, avec des taux de réponse objective (ORR) de 43% et 36% respectivement. La survie sans progression (PFS) médiane était de 9,5 mois pour la dose de 4 mg/kg et de 11,7 mois pour 6 mg/kg, tandis que la survie globale (OS) médiane atteignait 19,8 mois et 26,2 mois. Bien que la dose de 6 mg/kg ait été associée à une toxicité plus élevée, elle était gérable et est suggérée comme dose de départ préférée compte tenu du profil bénéfice-risque global.
L'étude prospective multicentrique ELIOS a caractérisé les mécanismes de résistance acquise à l'osimertinib de première ligne chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé muté EGFR. En analysant des biopsies tumorales appariées avant traitement et après progression, l'étude a identifié des altérations fréquentes telles que l'amplification de MET, les délétions de CDKN2A/CDKN2B et MTAP, ainsi que la mutation EGFR C797S. Une analyse protéogénomique a également révélé une expression élevée de TROP2, indépendamment des altérations génétiques. Les résultats soulignent la nature hétérogène de la résistance et l'intérêt complémentaire des biopsies tissulaires et liquides pour la détection des altérations. Cette étude met en évidence la nécessité de stratégies thérapeutiques ciblant plusieurs voies de résistance.
Blood-based DNA methylation marker model for short-term and long-term lung cancer risk prediction.
Score7.5Une nouvelle étude a développé et validé un modèle de marqueurs de méthylation de l'ADN basé sur le sang (BBDMM) pour prédire le risque de cancer du poumon. Ce modèle utilise des sites CpG informatifs identifiés par des études d'association pangénomiques (EWAS). Il a été développé et validé en interne sur une cohorte allemande de plus de 2 400 participants, puis validé en externe sur des cohortes norvégiennes. Le BBDMM a démontré une excellente capacité de discrimination, avec des AUC de 0,84 et 0,85, et une stabilité prédictive sur des périodes allant jusqu'à 18 ans avant le diagnostic. Ces résultats suggèrent un potentiel significatif pour l'amélioration du dépistage du cancer du poumon.
Cette étude rétrospective a analysé huit cas d'hyperplasie pneumocytaire micronodulaire multifocale (MMPH) associée à la sclérose tubéreuse de Bourneville (TSC), une lésion pulmonaire bénigne rare. Les patients présentaient souvent des nodules pulmonaires en verre dépoli au scanner et des manifestations cliniques de TSC. Un défi diagnostique majeur a été identifié, car les biopsies peropératoires étaient fréquemment confondues avec un adénocarcinome pulmonaire précoce. L'analyse génétique par NGS a révélé des mutations des gènes TSC1 ou TSC2 chez la majorité des patients, confirmant le lien avec la TSC. Le pronostic était favorable pour tous les patients suivis.
Cette étude évalue l'utilité des vésicules extracellulaires (VE) urinaires comme source de biopsie liquide pour le cancer colorectal (CCR). Les VE urinaires ont démontré une pureté et une qualité d'ADN supérieures par rapport aux échantillons plasmatiques et urinaires acellulaires. La détection de mutations RAS/BRAF dans l'ADN des VE urinaires après chirurgie curative a permis d'identifier la maladie résiduelle minimale (MRD). La positivité à la MRD était fortement associée à un risque de récidive accru et à une survie globale inférieure. Ces résultats suggèrent que l'ADN des VE urinaires est un outil prometteur pour le suivi postopératoire et la stratification du risque chez les patients atteints de CCR.
Cette étude a évalué l'impact de la taille des panels de séquençage de nouvelle génération (NGS) sur les recommandations thérapeutiques en oncologie de précision. En comparant un panel de 430 gènes à un panel plus petit de 185 gènes chez 281 patients, les chercheurs ont constaté que des altérations moléculaires étaient détectées dans la quasi-totalité des tumeurs. Bien que la majorité des recommandations thérapeutiques stratifiées aient été possibles avec le panel plus petit, le panel étendu a permis des recommandations supplémentaires pour 8,8 % des patients et a identifié des variants actionnables dans cinq gènes additionnels. L'étude souligne l'importance d'une couverture génomique suffisante pour le calcul fiable de la charge mutationnelle tumorale (TMB), établissant ainsi une norme minimale pour la prise en charge génomique du cancer.
Cette étude rétrospective a utilisé le séquençage de nouvelle génération ciblé pour identifier des variants génétiques ayant une valeur pronostique dans le mélanome uvéal. Les mutations des gènes BAP1, CHEK2 et DICER1 ont été associées de manière indépendante à un pronostic plus défavorable et à un risque métastatique accru. De plus, les mutations de BAP1 et LRP1B ont été liées à une histologie épithélioïde/mixte, tandis que la mutation de SF3B1 était associée à une morphologie à cellules fusiformes. Ces découvertes suggèrent que le profilage mutationnel pourrait améliorer la stratification du risque et le suivi des patients.
Cette étude rétrospective a examiné la fréquence et les profils moléculaires des carcinomes urothéliaux (CU) conventionnels de la vessie positifs pour PAX8. Sur 101 cas, 10% se sont avérés PAX8-positifs par immunohistochimie. Une analyse par séquençage de nouvelle génération (NGS) a été réalisée sur 20 cas, incluant tous les CU PAX8-positifs. Les résultats ont révélé que les CU PAX8-positifs présentaient des mutations du promoteur de TERT, des altérations de TSC1, des pertes de NOTCH1 et WT1 plus fréquemment, et une absence de perte de RB1, contrairement aux CU PAX8-négatifs. Ces découvertes suggèrent un profil moléculaire distinct pour les CU PAX8-positifs, soulignant la nécessité de prudence dans l'interprétation diagnostique de PAX8.
Cette étude caractérise le carcinome neuroendocrine à petites cellules du nasopharynx (SCNEC-nasopharynx) positif au virus d'Epstein-Barr (EBV), une entité rare et agressive. En analysant 15 cas, elle a décrit leurs caractéristiques clinicopathologiques et moléculaires distinctes. Les patients présentaient généralement une maladie avancée avec une survie médiane de 33 mois après une thérapie multimodale. Les profils moléculaires ont révélé une charge mutationnelle plus élevée et des altérations uniques dans les voies du cycle cellulaire et des dommages à l'ADN par rapport aux carcinomes non kératinisants. Ces découvertes fournissent une base essentielle pour un diagnostic précis et le développement futur de thérapies ciblées.
L'adénocarcinome à cellules claires des voies urinaires (CCA-UT) est une tumeur rare et agressive, dont les caractéristiques cliniques et moléculaires sont mal connues. Cette étude multi-institutionnelle a analysé 35 cas, révélant une prédominance féminine et une présentation souvent à un stade avancé. Des altérations génomiques ont été identifiées dans 91% des cas, impliquant fréquemment des modificateurs de la chromatine comme ATRX, KMT2C, ARID1A et ARID1B. Le profil moléculaire hétérogène de ces tumeurs souligne l'importance de l'analyse génomique pour identifier des cibles thérapeutiques potentielles.
Cette étude évalue l'impact du séquençage de nouvelle génération (NGS) sur le diagnostic des tumeurs mélanocytaires inactivées par BAP1 (BIMT), qui présentent souvent une atypie morphologique rendant leur classification difficile. Une enquête menée auprès de dermatopathologistes a montré que l'intégration des résultats NGS améliorait significativement la précision diagnostique et la concordance interobservateur. Des altérations génomiques spécifiques, telles que des variants pathogènes de TERT-p, CDKN2A, PTEN et l'amplification de MYC, ont été associées aux cas malins. Ces résultats suggèrent que le NGS pourrait affiner le diagnostic des mélanomes, ce qui est crucial pour l'accès aux thérapies ciblées.
Cette étude a comparé l'efficacité des méthodes de conversion de l'ADN par bisulfite et enzymatique pour l'analyse de la méthylation, en se concentrant sur des biomarqueurs du cancer colorectal (CCR). Les chercheurs ont quantifié les niveaux de méthylation de BCAT1, IKZF1 et SEPTIN9 dans des tissus tumoraux et normaux appariés de 24 patients atteints de CCR. Les résultats ont montré que la conversion par bisulfite entraînait des niveaux de méthylation significativement plus élevés pour IKZF1 et SEPTIN9 dans les tissus tumoraux par rapport à la conversion enzymatique. Cette surestimation potentielle par la méthode bisulfite pourrait avoir des implications sur la spécificité des biomarqueurs de méthylation.
Cette étude réévalue les caractéristiques clinicopathologiques et moléculaires des néoplasmes duodénaux non ampullaires de phénotype gastrique, proposant une nouvelle classification. En analysant 105 lésions, les chercheurs ont observé une prédominance de tumeurs de bas grade et une hétérogénéité fréquente. L'analyse par séquençage de nouvelle génération a révélé des mutations récurrentes de GNAS, KRAS et APC. L'amplification du gène MDM2 a été identifiée comme un marqueur potentiel de progression histologique dans les tumeurs de haut grade. Malgré la diversité morphologique, le pronostic s'est avéré excellent, sans métastases, justifiant la proposition de les reclasser comme "adénomes de type gastrique".
Invasion/metastasis-related differentially methylated genes predict prognosis in diffuse gliomas.
Score7.4Cette étude a identifié des gènes différentiellement méthylés (DMGs) liés à l'invasion et aux métastases, ayant une valeur pronostique dans les gliomes diffus. Un modèle de risque a été construit à partir de deux gènes marqueurs, ERRFI1 et MYO1G, et a démontré une performance prédictive robuste dans des cohortes d'entraînement et de validation indépendantes. Les patients classés à haut risque présentaient une survie globale plus courte et des altérations de l'infiltration immunitaire. La validation fonctionnelle in vitro a montré que le silençage de ERRFI1 ou MYO1G inhibait la prolifération, l'invasion et la migration des cellules gliales, avec une implication potentielle de la voie EGFR/MAPK/ERK.
Cette étude rétrospective a examiné la fréquence de l'amplification de MYCN dans les rétinoblastomes unilatéraux et son association avec l'inactivation de RB1 et les caractéristiques cliniques. Sur 139 cas analysés, 7,2 % présentaient une amplification de MYCN, et tous ces cas montraient également une inactivation de RB1. Les chercheurs ont découvert que l'amplification de MYCN était significativement associée à des signes de maladie plus avancée et à des caractéristiques histopathologiques agressives, telles que le glaucome secondaire et l'invasion choroïdienne ou sclérale massive. Ces résultats suggèrent que l'amplification de MYCN pourrait identifier un sous-groupe de rétinoblastomes plus agressifs.
Early Lung Cancer Detection Using Nucleotide Transition Probabilities in Plasma Cell-Free DNA.
Score8.5Le cancer du poumon est une maladie mortelle nécessitant des stratégies de détection précoce efficaces, les approches actuelles basées sur l'ADNcf manquant souvent de sensibilité aux stades précoces. Cette étude a développé une nouvelle caractéristique computationnelle, la probabilité de transition de premier ordre (FOTP), pour analyser les dépendances séquentielles des nucléotides dans les fragments d'ADNcf. En utilisant des données de séquençage du génome entier à faible couverture, un modèle SVM entraîné avec FOTP a atteint une sensibilité de 73,9% pour le cancer du poumon de stade I et de 81,8% pour le stade II, avec 95% de spécificité. Cette méthode, qui surpasse les caractéristiques fragmentomiques existantes, est biologiquement interprétable et offre une stratégie évolutive pour le dépistage précoce du cancer.
Molecular phenotypes stratify small cell lung cancer for targeted therapy and immunotherapy.
Score8.5Cette étude a identifié trois phénotypes moléculaires distincts du cancer du poumon à petites cellules (CPPC) : prolifératif, iNotch et infiltré, caractérisés respectivement par une prolifération élevée, une signalisation Notch inhibitrice et un microenvironnement riche en cellules immunitaires. Ces phénotypes ont été reproduits sur plusieurs cohortes indépendantes. Une analyse plus approfondie a révélé qu'un sous-ensemble de patients au sein du phénotype infiltré, présentant une expression élevée d'ANXA1, résistait aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) en raison d'une polarisation des macrophages M2 et d'une suppression des lymphocytes T CD8+. Seuls les patients infiltrés avec une faible expression d'ANXA1 ont montré un bénéfice significatif de la chimiothérapie combinée aux ICI. Ces découvertes offrent de nouvelles stratégies pour améliorer l'efficacité de l'immunothérapie dans le CPPC.
Cette étude a réalisé une analyse micro-économique approfondie de l'implémentation du séquençage du génome entier (WGS) et du transcriptome entier (WTS) en routine clinique pour les patients atteints de cancer. L'objectif était d'identifier les principaux facteurs de coût qui entravent l'adoption généralisée de ces technologies diagnostiques complètes. Les chercheurs ont développé un modèle de coût multidimensionnel, révélant que les consommables, notamment les cellules de flux, représentent la majeure partie des dépenses. Bien que les coûts de personnel et d'équipement diminuent avec l'augmentation du volume d'échantillons, les coûts des consommables et du traitement/stockage des données restent stables. La conclusion souligne que la baisse des prix des consommables est essentielle pour une intégration plus large du WGS/WTS en tant que test de qualité clinique.
Cette étude a modélisé la rentabilité de différentes stratégies de tests génomiques pour les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé en Australie. Elle a comparé des combinaisons de méthodes de prélèvement (biopsie tissulaire, biopsie liquide) et de tests moléculaires (panel unique, petit ou grand panel). Les résultats indiquent que les stratégies utilisant de grands panels génomiques, bien que plus coûteuses, offrent les meilleurs gains en années de vie ajustées par la qualité (QALYs). L'analyse a conclu que ces approches de tests génomiques complets sont potentiellement rentables, malgré un impact budgétaire significatif pour le système de santé.
Les biopsies de cancer du poumon sont souvent limitées en matériel, rendant difficile la réalisation de tests moléculaires prédictifs sans re-biopsie. Cette étude a exploré la faisabilité d'utiliser des lames diagnostiques de routine, colorées à l'hématoxyline et à l'éosine ou immuno-marquées, pour l'analyse moléculaire. Sur 40 échantillons de biopsies pulmonaires, l'extraction d'ADN et le séquençage ciblé de nouvelle génération ont été réalisés avec succès pour 33 cas. Les résultats ont montré une concordance élevée des variants détectés, suggérant que cette approche est une alternative viable pour les tests moléculaires.